Liberté Algerie

LA 5e éDITION DU COLLOQUE A EU LIEU DU 15 AU 18 JANVIER à GUELMA

Cet événement culturel qui s’est tenu du 15 au 18 janvier au théâtre régional Mahmoud-Triki à Guelma est dédié à la mémoire de Jacqueline Arnaud. Cette critique, qui avait séjourné une année dans la région de Guelma, avait toujours reconnu l’universalité de Kateb. Elle avait relaté dans des écrits la tribu des Keblout, le fief de ses ancêtres, dans la daïra de Hammam n’Bails.

L’ouverture officielle s’est déroulée en présence des autorités locales conduites par le wali, d’un riche parterre de professeurs, écrivains, poètes issus des universités de France, de Tunisie, d’Egypte, du Liban, de Pologne et d’Algérie. Un hommage a été rendu au regretté Mostefa Séridi, éminent homme de lettres, décédé cette semaine à Guelma, et président d’honneur de l’association Promotion du tourisme et de l’action culturelle de la wilaya, organisatrice de ce colloque placé sous le haut patronage du ministère de la Culture et du wali de Guelma.

Le président du comité scientifique (Ndr : Le président de la première séance scientifique) de cette cinquième édition, le professeur Benamar Mediène, de l’université Aix-en-Provence (France), a ouvert la séance inaugurale pour permettre à Habib Tengour, universitaire et écrivain (Algérie), de donner sa communication “Témoignage d’écrivain, Kateb et moi”, et à Lamia Meddahi-Bereski, chargée d’études à l’université Paris XII, de traiter “Kateb Yacine, le poète comme un boxeur”.
Durant les deux autres journées, il est utile de relever les interventions de Zineb Benali, de l’université Paris 8, “faire entendre la voix des femmes, du silence de la subalterne au discours de la femme politique”, de Dina Hamdan, de l’université de Beyrouth (Liban), “le beau dans les katibats de Yacine”, de Chloé Money, doctorante à l’université de Bordeaux (France) “Kateb, les poèmes inédits des années 1950 et 1951”, de Mustapha Trabelsi de l’université de Sfax (Tunisie) “Kateb Yacine et Albert Camus, deux poètes lyriques”, de Mansour M’henni de l’université de Tunis “Traductions de Nedjma : la vraie trahison”.
En soirée, la troupe du théâtre régional de Sidi Bel-Abbès s’est produite en arabe classique dans Les Ancêtres redoublent de férocité de Kateb Yacine, mise en scène par Mohamed Frimahdi. C’est en présence d’un nombreux public, du wali, du P/APW, de l’ambassadeur d’Autriche en Algérie en visite touristique à Guelma, d’un riche parterre de participants et d’invités, que la soirée finale, animée par un orchestre andalou, a eu lieu. Le président du comité organisateur, Ali Abaci, a invité d’éminents professeurs à déclamer des poèmes de Yacine. Patrick Voisin, professeur de chaire supérieure aux ENS de Paris, Lyon, Pau (France), a lu à l’assistance les recommandations du 5e colloque international Kateb Yacine : dénomination des futures manifestations “Forum international Kateb Yacine de Guelma”, proposition de dates pour la 6e édition (16 au 18 mars 2015 ou du 21 au 23 mars 2015).
Le noyau central du conseil scientifique a été constitué par 4 Algériens, 2 Français, 2 Marocains et 2 Tunisiens.

Il est chargé de sa mission pour un mandat de cinq ans et il sera présidé par Mansour M’henni (Tunisie) qui a été reconduit. Le comité scientifique a émis le vœu de la création du centre katébien de recherche et de documentation à Guelma et l’attribution d’un seul prix littéraire consacré au roman de langue française publié par un éditeur au Maghreb et qui sera récompensé d’un diplôme, d’un trophée et d’une somme de 2000 euros.
Les présidents des jurys ont proclamé les lauréats de cette cinquième édition, il s’agit du Prix Spécial Kateb Yacine décerné au professeur Benamar Mediène pour son excellent travail de recherche (un diplôme, un trophée et 1000 euros) et du Prix Kateb Yacine attribué au professeur Mansour M’henni pour son roman La Nuit des mille nuits (un diplôme, un trophée et 2000 euros).